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A l’annonce d’une grossesse non prévue, non désirée, nous sommes sous l’effet d’un choc, comparable un choc « traumatique. Cette grossesse, tel un « trauma » survient d’une manière inattendue, soudaine et imprévisible. Imprévisible car bien souvent nous n’avons pas imaginé (peu de maturité, entière confiance dans les contraceptifs..) qu’une éventuelle grossesse pouvait survenir, cette dernière étant reléguée au champ de l’impossible.

La grossesse est alors vécue comme une agression extérieure qui provoque un état d’insécurité et le sentiment d’être dans une situation grave aux conséquences irréversibles. C’est un véritable bouleversement et drame intérieur qui se jouent alors. Les réactions s’enchainent… celles du rejet, du déni, de la colère de la révolte qui conduisent à l’angoisse. Nous sommes paralysées et incapables de prendre une décision : « Je ne sais pas… »  « Je n’arrive pas à réfléchir calmement à tout ceci »,  « Je ne sais pas quoi faire » « Je suis perdue ». Nous  avons le sentiment de ne pas avoir le choix, car nous avons une image idéale de la grossesse… celle-ci doit arriver quand nous décidons qu’elle doit arriver mais pas avant…

Nous ressentons aussi une peur paralysante et angoissante du regard que portera sur nous notre entourage : « je ne me vois pas l’annoncer à mon compagnon ou aux autres … » et commençons à ressentir énormément de doutes… Un drame se joue en nous d’une portée insoupçonnée et commence alors le processus de dévalorisation… « moi, je n’aurais pas le courage de le garder », de culpabilité : « j’avais qu’à bien prendre ma pilule »,  « j’avais qu’à mieux me protéger »  et de mépris envers nous-même  « je n’ai pas le droit de le garder » .

Le monde s’écroule et nous n’arrivons plus à réagir avec discernement, car nous sommes dans l’urgence ! Trouver une solution radicale pour supprimer le problème devient notre objectif. Notre premier réflexe est donc de prendre contact avec le planning familial : un problème = le bébé - une solution = l’IVG

Malgré tout, il est préférable de prendre un temps de réflexion qui permettra de ne rien regretter. Ce temps nous l’avons toutes puisque l’IVG est légal jusqu’à 12 semaines (soit 14 semaines après le début des dernières règles). Douze semaines cruciales…

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=cjHosWvylRQ&feature=youtu.be

 

La liberté ensuite nous appartient mais cette liberté n’est réelle que si nous avons TOUS les éléments de réflexion volontairement cachés parce que l’avortement est un droit et qu’après une IVG notre seul droit est de nous taire et ne pas pleurer…

Les solutions alternatives sont variées :

Suivi par téléphone entre vous et l’écoutante tout au long de votre grossesse surtout en cas de solitude et de rejet de votre famille)

Maison d’accueil : ces maisons n’ont rien à voir avec des maisons où sont logés à la fois des personnes sans papiers, des personnes sans domicile fixe, des personnes alcooliques etc. NON ! ces maisons sont spécialisées pour l’accueil des femmes enceintes rejetées par leur conjoint ou leur famille, désireuses de donner la vie à leur enfant. Ces maisons accueillent très peu de femmes, car un accompagnement est nécessaire (assistante sociale pour percevoir des aides, recherche d’emploi, aide à l’accueil du bébé, médecin etc).

Aides financières

Aides matérielles (contacter les assistantes sociales, le secours catholique, le secours populaire, conférences St Vincent de Paul, etc.)

Accouchement sous X (en construction)

Malgré tout, nous vous conseillons de nous appeler pour discuter, car ces solutions alternatives mentionnées n’ont pour seul but que de vous ouvrir offrir des possibilités pour vous aider à réfléchir mais vous restez LIBRE DE VOTRE CHOIX. Quel qu’il soit, nous serons toujours là.

 

Notre soutien s'adresse à toutes les femmes.